Grimper sur pan des explications et conseils.

Grimper sur pan des explications et conseils. Le premier désarroi du débutant face à un pan d’entrainement se lit dans ses yeux. Mais comment qu’on fait avec toutes ces prises partout, de toutes les couleurs ? Qu’est ce qu’il faut faire sur ce truc…

Le pan est un outil fabuleux !

Il permet en effet de travailler toutes les filières (force, resistance, continuité) nécessaires à la pratique de l’escalade, soit séparement, soit en même temps.

Il est de plus adaptable à tous les niveaux. C’est le choix des prises utilisées qui va définir la difficulté d’un passage.

Chacun, du débutant au grimpeur confirmé peut donc y trouver son bonheur.
Sur un pan, en général, les voies ne sont pas tracées. Il y a un maximum de prises sur une surface réduite. Il se peut même que l’on ne voit plus le support, tant le nombre de prises peut être important !
Alors, qu’est ce que l’on y fait dessus ? Il n’y a qu’a prendre les grosses prises et c’est tout ? On sera vite en haut et on pourra retourner grimper sur le mur avec la corde et on aura vite fait le tour du pan ?

Que nenni !

Faire du pan signifie quelques part de rentrer dans une logique d’entrainement, de travail de mouvements, de positions du corps, etc. Le but n’est pas d’arriver en haut absolument, par n’importe quel moyen, mais de parvenir à reussir un enchainement de mouvements.

Quelques exercices de base

Pour faire simple et guider les néophytes, ou varier le plaisir des plus aguerris, je vous livre quelques exercices à faire seul ou à plusieurs.

  • Le classique : passage obligé pour un grimpeur de pan, le 2 + 2 ou 3 + 3 : à plusieurs grimpeurs, (minimum 2), vous définissez 2 prises de départ. Le premier grimpeur s’élance et rajoute comme bon lui semble 2 (ou 3) prises de mains, puis il laisse sa place au second. Le second démarre des 2 prises de départ. Il refait les mouvements du premier et rajoute à son tour 2 (ou 3) prises de mains, et ainsi de suite. On arrive trés rapidement à des enchainement longs, avec des mouvements qui ne vous conviennent pas forcément. De plus, cet exercice permet de travailler la mémorisation des passages.
    Attention tout de même à ne pas bloquer l’exercice avec une prise intenable, ou un mouvement infame. Le but de cet exercice est de fournir un effort long. Il faut donc éviter le fameux pas de bloc hyper dur qui va bloquer tout le monde…
    Variante : on peut imposer les pieds, et là ça devient vraiment un peu plus dure au niveau de la mémoire…
  • Le téléguidage : au moins deux personnes, un grimpeur, un télé-guideur. Le guideur indique au fur et à mesure au grimpeur les prises à prendre. Il peut aussi lui en indiquer par exemple 5 d’un coup, jusqu’à un point de repos. A ce point de repos, il lui en indique 5 autres, et ainsi de suite… Le grimpeur travaille ainsi la mémorisation, l’anticipation, la résistance, et les positions de repos (PME)
    Variante : imposer les pieds, fixer une durée d’effort, augmenter le nombre de prises, etc…
  • Le parcours de blocs : à plusieurs, chacun décide et ouvre un bloc, éventuellement juste en choisissant les prises, sans tenter l’enchainement. Puis aprés, tout le monde essaie d’enchainer les blocs des autres copains. une fois tous les blocs maitrisés, il faut enchainer tous les blocs à la suite, avec le minimum de repos.
  • L’ouverture d’un bloc : à plusieurs, mais ça marche aussi tout seul (mais c’est moins drôle…), définir un enchainement de prises, et le tester chacun son tour. Si c’est trop facile, faire évoluer l’enchainement en modifiant le choix des prises. Si c’est trop dur, ben continuer à essayer de réaliser l’enchainement encore un peu, et sinon, modifier un peu le passage, pour le rendre quand meme réalisable.
  • Seul ou à deux, un exercice simple, permettant de travailler la continuité (ou l’endurance) : le premier grimpeur grimpe deux minutes, sans PME, en laissant aller son imagination quand au choix des prises. Au bout des deux minutes, on change et le second grimpeur prends le relais. Et ainsi de suite, jusqu’à plus soif. On arrive donc dans une situation où on fournit un effort durant une durée donnée (2 minutes) et l’on a un temps de repos équivalent à la durée de l’effort (2 minutes, donc…). Sur un pan inclinable, on peut durcir la difficulté en descendant petit à petit le pan.
    variantes : augmenter la durée du temps de travail, interdire quelques prises, diminuer le temps de repos, etc…

Joueur tu seras

Les enfants sont de bonnes locomotives pour vous ré-insuffler la base de l’esprit joueur et éviter les prises de tête.

Grimper sur pan des explications et conseils RSCC ESCALADE MONTAGNE RANDONNEE
La B-A BA en basket, bras tendus et jambes fléchies

Ces exercices ne sont que quelques exemples du travail que l’on peut faire sur un pan. Il en existe des tas d’autres, que l’on vous communiquera de temps en temps.
Rien n’empêche d’en inventer d’autres, ou de ne pas vous prendre la tête et de tourner sur la structure comme bon vous semble…

Imaginatif tu seras…

Sur pan, il faut savoir être imaginatif pour créer des passages et aussi savoir se laisser aller sans réfléchir. Prenez simplement les prises au fur et à mesure comme elles viennent !

Sur ce, bonne grimpe, et n’hésitez pas à faire partager votre expérience et vos idées.

à tcho… Article concocté par Richard.

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